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Jeunesse et Santé

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Jeunesse et Santé
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15 mai 2018

Mentions Légales

Les conditions d’utilisation de la plateforme de blogs et les règles à respecter.

Présentation

Le blog http://jeuneetsante.canalblog.com/ est un blog créé dans le cadre du Module Expression, Communication, Documentation du Lycée d’Aix-Valabre.

Éditeur

Responsable de la rédaction du blog : Aubert Maeva.

Hébergement

Le service http://jeuneetsante.canalblog.com/ est hébergé par Canalblog.

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Synthèses de documents et sources d’informations utilisées sont publiées dans la Bibliographie.

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9 mai 2018

Bibliographie

Article 2

  • LE FIGARO - Dix-sept ans, l'âge de la première fois [En ligne] – Disponible sur « http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/07/29/01016-20140729ARTFIG00102-dix-sept-ans-l-age-de-la-premiere-fois.php ». Publié le 29/07/14

 

  • INPES - Tabac et jeunes [En ligne] – Disponible sur « http://inpes.santepubliquefrance.fr/10000/themes/tabac/consommation/tabac-jeunes.asp ». Publié le 23/09/14

 

  • BÉGUIN FRANÇOIS - Les jeunes consomment moins de cannabis, de tabac et d’alcool [En ligne] – Disponible sur « http://www.lemonde.fr/addictions/article/2018/02/06/les-jeunes-consomment-moins-de-cannabis-de-tabac-et-d-alcool_5252484_1655173.html ». Publié le 06/02/18

 

  • CRIPS - L’éducation à la sexualité auprès des jeunes : faire plus, faire mieux [En ligne] – Disponible sur « http://paca.lecrips.net/spip.php?article386 ». Publié en mars 2017

 

Article 4

  • DAVID HÉLÈNE - « La Santé de l’homme », numéro 398 – INPES, Novembre-Décembre 2008 – Article : « Alcool et jeunes : les grands principes de toute intervention de prévention » - p22-24

     

Article 5

  • RIVAIS RAFAËLE - Le nombre de morts sur les routes en France augmente pour la troisième année consécutive [En ligne] - Disponible sur « http://www.lemonde.fr/securite-routiere/article/2017/01/23/le-nombre-de-morts-sur-les-routes-en-legere-hausse-de-0-2-en-2016_5067697_1655513.html ». Publié le 23/01/17

 

  • WIKIPEDIA - C'est qui Sam ? [En ligne] – Disponible sur « https://fr.wikipedia.org/wiki/C%27est_qui_Sam_%3F ». Mis à jour le 27/04/18

 

Article 6

  • CARRIERE LOÏC – Pour une campagne préventive efficace : faire peur ou faire rire ? [En ligne] – Disponible sur « http://www.spotpink.com/2014/05/06/pour-une-campagne-preventive-efficace-faire-peur-ou-faire-rire/#axzz5F1dsKIoG ». Publié le 06/05/14

 

Article 7

  • AJ - Une énième campagne inutile contre le tabac [En ligne] – Disponible sur « https://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/une-enieme-campagne-inutile-contre-94485 ». Publié le 21/05/11

  • CNCT - L'envers du décor [En ligne] – Disponible sur « https://www.youtube.com/watch?v=Kl0gE23eYoI ». Réalisé en 2011

 

Article 8

  • POMMEREAU XAVIER - Le collégien d'aujourd'hui, conférence. [En lige] – Disponible sur « https://www.youtube.com/watch?v=t6F-CP8CGXI ». Réalisée le 09/02/17

     

  • WIKIPEDIA – Xavier Pommereau [En ligne] – Disponible sur « https://fr.wikipedia.org/wiki/Xavier_Pommereau » Mis à jour le 06/08/17

     

  • GIRONDE LE DÉPARTEMENT - Retour sur la journées des collèges [En ligne] – Disponible sur « https://www.gironde.fr/actualites/retour-sur-la-journees-des-colleges ». Publié le 24/05/17

     

  • KRÉMER PASCALE - Une adolescente sur cinq a déjà tenté de se suicider [En ligne] – Disponible sur « http://www.lemonde.fr/sante/article/2014/02/05/hausse-alarmante-des-tentatives-de-suicide-chez-les-jeunes-filles_4360146_1651302.html ». Publié le 05/02/14

 

Article 9

  • LENOIR ANNE - 13 Reasons Why : la série de Netflix crée la polémique [En ligne] – Disponible sur « http://www.programme-tv.net/news/series-tv/114611-13-reasons-why-la-serie-de-netflix-cree-la-polemique/ ». Publié le 20/04/17

  • 13 Reasons Why : Au-delà des raisons Mars 2017 – Netflix – 29min

 

Article 12

  • LES CRISES - L’histoire secrète d’une victoire des lobbies à Bruxelles, contre la santé publique [En ligne] – Disponible sur « https://www.les-crises.fr/lhistoire-secrete-dune-victoire-des-lobbies-a-bruxelles-contre-la-sante-publique/ ». Publié le 27/07/15

     

  • ANSES - Les perturbateurs endocriniens [En ligne] – Disponible sur « https://www.anses.fr/fr/content/les-perturbateurs-endocriniens ». Publié le 09/11/17

     

  • CURTAY JEAN-PAUL - Les perturbateurs endocriniens sont partout : comment les éliminer de nos vies ? [En ligne] – Disponible sur « https://www.wedemain.fr/Les-perturbateurs-endocriniens-sont-partout-comment-les-eliminer-de-nos-vies_a1393.html ». Publié le 05/11/15

 

Article 13

  • COURT MARIELLE - De plus en plus de jeunes accros aux jeux vidéo [En ligne] – Disponible sur « http://www.lefigaro.fr/sciences-technologies/2010/03/19/01030-20100319ARTFIG00515-de-plus-en-plus-de-jeunes-accros-aux-jeux-video-.php ». Publié le 19/03/10

     

  • INPES - Jeux vidéo et réseaux sociaux : les usages [En ligne] – Disponible sur « http://inpes.santepubliquefrance.fr/10000/themes/addiction-jeux/jeux-video/index.asp ». Publié le 08/01/15

 

Article 14

  • BOUCHER STEPHEN - Les dangers – réels – des ondes électromagnétiques [En ligne] – Disponible sur « https://www.consoglobe.com/dangers-electromagnetiques-cg ». Publié le 25/03/15

9 mai 2018

Article 15: Que retenir de tout ça ?

Ceci est le dernier article de ce blog. Il représentera une sorte de synthèse des différents sujets évoqués plus hauts.

 

Tout au long de ce blog, j’ai évoqué différents problèmes et notions de santé auxquels les jeunes pouvaient faire face. Prévention, addiction, ondes électromagnétiques, tabac, alcool, drogue, jeux vidéos… Tant de choses qui entourent les adolescents d’aujourd’hui et qui peuvent nuire à leur santé. C’est pourquoi je pense que l’une des notions les plus importantes à retenir est l’éducation. Les parents ont un rôle énorme dans le futur de leurs enfants. Ce sont eux qui leur apprennent la plupart des choses. C’est par leur éducation que va se développer leur enfant, et elle a un impact très important sur la manière de se comporter et de penser qu’aura leur enfant. Inconsciemment, les parents « moulent » leurs enfants à leur manière. Et la santé de l’adolescent dépendra de l’éducation que lui on donnée ses parents. Si on lui a toujours appris à manger équilibré, il ne se goinfrera pas de sucreries ou autres plats cuisinés déjà tout prêt et remplis d’additifs et de conservateurs. Si on lui a toujours dit que le tabac était mauvais pour la santé, il ne fumera pas trois paquets par jour. Si le sexe n’a pas été un sujet tabou, il saura se protéger, et ainsi de suite.

Bien sûr, l’environnement de l’adolescent ; ses amis, ses fréquentations, son milieu social, jouent également sur sa personnalité et son comportement. Mais si son éducation a été satisfaisante et qu’il se complaît dans sa vie, il ne mettra pas cette dernière en danger, même si son entourage essaye (inconsciemment ou non) de l’y entraîner.

9 mai 2018

Article 14: Les ondes électromagnétiques, progrès pour la science ou régression de la santé ?

C’est quoi une onde électromagnétique ? Des champs électromagnétiques existent naturellement partout dans la nature, sous l’influence d’orages, ou du champ magnétique terrestre notamment. D’autres naissent de l’activité humaine : que ce soit au niveau des appareils électriques, ou du fait des ondes utilisées pour la transmission d’informations.

 

 

Spectre des ondes EM

 

C’est la longueur d’onde du rayonnement qui détermine l’impact sur l’organisme. Plus l’onde est courte, plus elle véhicule d’énergie. Lorsqu’elles traversent un organisme biologique, les ondes interagissent avec ses molécules d’eau. Certaines ondes électromagnétiques véhiculent tellement d’énergie qu’elles sont capables de briser des liaisons moléculaires. Ce sont les rayons tels que les rayons X, les rayons gamma émis par les substances radioactives, ou encore les rayons cosmiques.

L’exposition aux champs électromagnétiques a considérablement augmenté du fait de l’évolution de nos modes de vie. En effet, les antennes de TV, de radio, de radar, les portables, les fours à micro-ondes et les objets connectés de manières gnérale sont des objets que nous côtoyons quotidiennement et qui émettent des ondes EM. La question se pose de savoir si l’exposition prolongée à ces ondes, même à des fréquences relativement faibles, n’induit pas des changements biologiques préjudiciables.

 

Malgré de nombreuses études scientifiques, l’OM n’a pas encore réussi à trouver et prouver un lien de cause à effet des ondes EM sur la santé des hommes. Cependant, les ondes électromagnétiques sont désormais classées dans la « catégorie 2B », qui est celle des agents cancérogènes possibles pour l’homme. On n’est donc pas encore tout à fait sûr qu’il n’y a aucun danger, mais personne n’affirme que c’est dangereux. Pour exemple ; les preuves d’une augmentation des tumeurs cérébrales ou de tumeurs de l’oreille interne du fait du téléphone portable sont limitées, selon l’OMS, et très insuffisantes pour les autres types de cancers. L’association entre ces tumeurs et l’usage du téléphone portable est donc claire, mais la relation de cause à effet n’est pas solidement établie. On ne peut pas le prouver scientifiquement.

 

En revanche, l’Agence nationale de sécurité sanitaire a publié un rapport en 2016 prouvant que les enfants étaient beaucoup plus sensibles aux ondes EM, et qu’une exposition prolongée pouvait entraîner des conséquences sur leurs fonctions cognitives telles que perte de mémoire, trouble de l'attention ou problème de coordination. De plus, ils se plaignent plus souvent de fatigue et d'insomnie et sont très tôt sujets au stress et à l'anxiété.

Pour les adolescents, le dangers est très présent également, les jeunes sont entourés d’ondes EM, et leur boîte crânienne n’est pas encore aussi épaisse que celle des adultes, ce qui permet aux ondes de pénétrer plus facilement jusqu’à leur cerveau. En sachant que de nombreux jeunes dorment avec leur téléphone près d’eux, ils sont exposés 24H/24 aux ondes que ce dernier déploie.

 

Les ondes EM ne sont donc pas confirmées par des preuve scientifiques comme étant un danger, mais de nombreux témoignages montrent des liens de cause à effet.

Certaines personnes sont devenues électrohypersensibles, elles ne peuvent être exposées aux ondes EM sans avoir des maux de tête, des troubles de l’équilibre ou des nausées. Dans des cas extrêmes, elles sont obligées de porter une combinaison spéciale en fil d’argent, et de dormir dans un lit protégé par ce même tissu afin de bloquer les ondes.

 

Carte heuristique sur les dangers des ondes EM ©Maeva Aubert

Les ondes électromagnétiques sont donc un sujet qu’il ne faut pas prendre à la légère, et dont les jeunes et les enfants doivent absolument se protéger.

9 mai 2018

Article 13: Les jeux vidéos; un plaisir qui peut tourner mal ?

Une nouvelle dépendance s’est créée ces dernières années. Après le tabac, l’alcool et la drogue, c’est l’addiction aux jeux vidéos qui a vu le jour, avec l’évolution de la technologie.

La France, grand producteur et consommateur de jeux vidéo est le deuxième marché européen après le Royaume-Uni. Les produits les plus vendus (devant la musique et le cinéma) sont les jeux vidéos, pratiqués par environ 13 millions de Français au moins une fois par mois et 3,8 millions quotidiennement.

 

Les jeunes accros aux écrans ©SAMSON

 

Une enquête de l'OFDT et de la Croix-Rouge française (2014), montre que surfer sur Internet pour le plaisir et jouer à un jeu vidéo arrivent en tête des pratiques d’écrans chez les 2 000 collégiens et lycéens interrogés. Dans cette étude, plus de huit jeunes sur dix déclarent jouer aux jeux vidéos au moins une fois par semaine, les garçons étant plus nombreux que les filles. Au lycée, près de 90 % des garçons ont déjà joué à un jeu déconseillé aux mineurs. Selon l’expertise de l’Inserm (2014), 5% des jeunes de 17 ans joueraient aux jeux vidéos entre 5 et 10 heures par jour.

C’est sur les MMO (jeux en ligne sur internet contre d’autres joueurs) que les temps moyens de jeu sont les plus élevés. Parmi les usagers, la moyenne atteint 5,4 heures par jour le week-end et 2,9 heures par jour en semaine contre 2,9 et 2,3 pour les jeux non connectés.

 

Par ailleurs, les garçons rapportent plus souvent des problèmes associés aux jeux que les filles. La fréquence de pratique des jeux, en particulier celle des MMO, est fortement associée à la déclaration de problèmes avec les parents, à l’école ou au travail, et des problèmes d’argent. Ainsi, parmi la population des adolescents de 17 ans qui a utilisé Internet au cours de la semaine écoulée, 3 à 5 % pourraient présenter une pratique problématique de l’Internet, avec diverses conséquences : troubles du sommeil, surpoids, baisse des résultats scolaires, difficultés rencontrées avec les parents... Ce sont souvent les MMO, très addictifs, qui amènent joueurs et parents dans les consultations d’addictologie. Ce sont des jeux dans lesquels le joueur se crée un personnage (appelé avatar), qu’il doit faire évoluer en gagnant des combats, en réussissant des quêtes… Le côté addictif réside dans le fait que l’univers continue d’évoluer même si le joueur n’est pas connecté. S’il ne joue pas, il rate donc des missions, et son avatar n’évolue pas. Ceci pousse le joueur à se connecter quotidiennement et à faire avancer son personnage et son histoire. Cependant, le jeu crée une communauté de joueurs avec lesquels il est possible d’échanger, et même de se rencontrer.

 

Pour certains psychiatres, quand le jeune est en échec scolaire, le jeu peut constituer une solution, une sorte d’antidépresseur, d’échappatoire. Le jeune se réfugie dans d’autres mondes où il peut gagner. Dans ces mondes qui ne s’arrêtent jamais, ce qui est important pour lui est d’être présent, d’augmenter la puissance de son avatar, d’être reconnu par les autres joueurs, alors qu’il est en train de restreindre sa vie sociale dans la vraie vie. Certains jeunes vont alors « plonger » et leur engouement va remplacer d’autres activités proposées par la famille et l’école dans la vraie vie, il peut empiéter sur le sommeil… Un « hardcore gamer », c’est-à-dire un joueur passionné, voudra ainsi progresser dans son jeu au détriment d’autres activités. Ces joueurs excessifs peuvent alors être devant leurs écrans plus de huit heures par jour pour assouvir leur passion. Obnubilés par leur pratiques, les accros aux jeux en ligne en oublient de manger, ne sortent plus de chez eux, ne se lavent plus, le corps ayant moins d’importance puisque sa représentation sous forme d’avatar est dans le jeu…

 

 

Le avant / après des jeux vidéos

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9 mai 2018

Article 12 : Les perturbateurs endocriniens, de nouveaux problèmes alarmants

© Réseau Environnement Santé

 

Qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien ? Selon la définition de l’OMS, « un perturbateur endocrinien est une substance ou un mélange de substances, qui altère les fonctions du système endocrinien et de ce fait induit des effets néfastes dans un organisme intact, chez sa progéniture ou au sein de (sous)- populations »

C’est une molécule chimique (aussi appelée xéno-hormone) qui peut modifier la production, la diffusion ou l’élimination des hormones naturelles et/ou son action en agissant à leur place soit de manière positive (effet agoniste), soit de manière négative (antagoniste) sur leurs récepteurs.

En gros, un perturbateur endocrinien est capable de modifier un organisme en agissant comme une hormone ou en modifiant l’action de cette dernière. Il peut :

- mimer l’action d’une hormone naturelle et entraîner ainsi la réponse due à cette hormone,

- empêcher une hormone de se fixer à son récepteur et ainsi empêcher la transmission du signal hormonal,

- perturber la production ou la régulation des hormones ou de leurs récepteurs.

 

Mais concrètement, ça veut dire quoi tout ça ? Et bien ça veut dire risque potentiel pour la santé des populations. Quels sont les réels dangers de ces perturbateurs ? Il y en a malheureusement une longue liste ;

- risques pour les femmes enceintes, fœtus, enfants : fausses couches, pathologies du déroulement de la grossesse, malformations génitales et troubles de la différenciation sexuelle, vulnérabilité aux infections, risques augmentés d’allergies et d’intolérances alimentaires, retards de développement du fœtus, y compris cérébral, baisse de QI, augmentation des risques d’hyperactivité et d’autisme

- risques pour la fertilité : des études ont démontré que l'exposition des testicules de l'homme adulte aux phtalates, au bisphénol A, aux parabènes ou aux éthers de glycol, entraîne une inhibition de la production de la testostérone et peuvent être responsables de la réduction des testicules chez l'adulte. Ils affectent la fertilité masculine et féminine

- risques de surpoids, diabète : une étude a démontré que les enfants les plus exposés au bisphénol A ont 2 fois plus de risque d'être obèses que les moins exposés

- risques de cancers : (sein, estomac, testicule, leucémies…). Bien que leur effet cancérigène n’est parfois pas prouvé, le nombre de cancers en France s’est fortement élevé en même temps que la présence prononcée des perturbateurs endocriniens (la fréquence du cancer du sein s’est élevée en 25 ans en France de 40 %)

 

 Caricature perturbateurs endocriniens

 

D’où viennent tous ces perturbateurs ? De nos jours on en trouve malheureusement partout, dans plein de produits de santé du quotidien et dans certains médicaments (paraben), dans la nourriture (pesticides), dans les plastiques (phtalates), dans les emballages alimentaires, les barquettes de margarines, les revêtements de conserves, les tickets de caisse (bisphenol A), dans les désinfectants (halogenophénols), les textiles, les crèmes solaires…

Suite à une étude menée par l’État français, le bisphénol A est interdit dans les biberons et autres contenants alimentaires depuis le 1er janvier 2015, car il a été classé en tant que « toxique pour la reproduction de catégorie 1B », ce qui veut dire qu’il est très néfaste pour la santé.

 

Pourquoi parler des perturbateurs endocriniens dans ce blog ? Parce qu’avant, il n’y avait pas autant de maladies et de problèmes liés à ces substances, car elles étaient beaucoup moins nombreuses qu’aujourd’hui. De nouvelles maladies sont découvertes à cause des ces perturbateurs, et les jeunes ne sont pas toujours au courant des produits dangereux et des soucis de santé qu’ils peuvent générer. C’est donc un problème supplémentaire, et il faut absolument les informer de dangers qui sont présents et bien réels autour d’eux.

Stop aux perturbateurs endocriniens

 

9 mai 2018

Article 11: L'évolution des problèmes de santé

L’espèce humaine, comme toute autre espèce animale présente sur terre, évolue au fil du temps. Nous créons de nouvelles choses, en abandonnons d’autres, en imaginons des différentes chaque jour. La technologie d’aujourd’hui nous permet de créer et construire énormément d’outils, autant pour améliorer notre santé que pour nos loisirs.

Cependant, toute cette nouvelle technologie n’est pas bonne à prendre. Certaines nouveautés sont dangereuses pour la santé. De plus, certains produits sont extrêmement nocifs pour l’environnement et pour les hommes. Mais vu qu’ils permettent d’engendrer encore et toujours plus d’argent, ils sont quand même utilisés.

 

Toutes ces nouveautés n’existaient pas (ou très peu) il y a encore quelques décennies. Les gens étaient donc moins touchés qu’aujourd’hui. Pour les perturbateurs endocriniens par exemple (que nous allons étudier juste après), on en trouve aujourd’hui partout, dans plein de produits du quotidien, ils nous affectent donc beaucoup plus que ce que l’on croit.

 © Pinterest

 

Niveau loisirs et vie de tous les jours, on trouve de plus en plus de robots, drones, véhicules électriques (gyropodes, skates électriques…). Certes cela facilite la vie des gens, mais nous transforme en personnes complètement assistées, même plus capables de garer une voiture (vu qu’elle sait aujourd’hui faire un créneau toute seule), ou d’utiliser ses jambes pour se déplacer de la cuisine au salon. Toutes ces nouveautés ne doivent pas être utilisées dans l’excès, ou alors nous ne seront plus que des masses de gras immobiles sur un fauteuil qui se déplace seul (cf : le dessin animé de Wall-e, réalisé par les studios PIXAR en 2008).

En plus de nous rendre obèses, ces technologies risquent de faire baisser notre QI (quand on a juste à demander à haute voix à Google Home : « Ok google, quelle est la taille de la Tour Eiffel ? », sans prendre l’initiative de chercher par soi-même). Nous allons vite nous retrouver dans la même situation qu’Idiocracy ! (film réalisé par Mike Judge en 2007, où toute la population humaine voit son QI chuter drastiquement).

 

Tout cela pour dire que la jeunesse d’aujourd’hui est beaucoup plus touchée par ce genre de choses que les générations précédentes. Elle grandit en même temps que ce changement, et ne se rend pas forcément compte des modifications qui se passent. C’est là-dessus que nous allons nous pencher pour cette partie.

 

© Pinterest

9 mai 2018

Article 10: Interview d'un médecin au planning familial

Voyons maintenant l’interview de Madame Pommaret Charlotte, gynécologue-obstétricienne au planning familial d’Aix-en-Provence (centre hospitalier, service gynéco-obstétrique).

J’ai choisi de l’interviewer car c’est une personne qui se trouve en première ligne en ce qui concerne la prévention chez les jeunes.

L’interview a été réalisée par mail.

 

 

- Depuis combien de temps faites-vous ce métier ?

Charlotte Pommaret : J’exerce en tant que gynécologue obstétricienne depuis 17 ans, et je suis dans ce service [au planning familial] depuis 6 ans.

 

- Qu’est-ce qui vous a poussé / donné envie de le pratiquer ?

CP : Depuis que je suis petite, j’ai toujours été intéressée par le corps humain et son fonctionnement. En grandissant, je me suis plus particulièrement penchée sur les appareils reproducteurs des êtres humains, et au fil du temps à celui des femmes précisément. J’ai toujours été curieuse de savoir comment une femme était capable d’engendrer la vie et de développer en 9 mois seulement un « mini-humain », presque tout aussi fonctionnel que des adultes.

 

- Quelle formation avez-vous suivie ?

CP : j’ai d’abord passé ma PACES [Première Année Commune aux Études de Santé] après mon baccalauréat scientifique. J’ai redoublé ma première année, comme une grosse majorité des étudiants. J’ai hésité entre la filière de médecine générale et la filière maïeutique [sage-femme], mais j’ai finalement posé mon dévolu sur le premier choix. Après 9 longues années d’études, j’ai enfin obtenu le statut de médecin gynécologue-obstétricien, puis j’ai rejoins un cabinet avec deux autres médecin (un généraliste et une chirurgienne-dentiste) où j’ai travaillé pendant 11 ans avant de me retrouver ici, à Aix-en-Provence.

 

- À quoi ressemble une de vos journée type ?

CP : Je reçois la plupart du temps des rendez-vous de routine, des femmes qui viennent pour leur suivi annuel. Le mercredi je m’occupe des grossesses ; les consultations, le suivi post-natal.

 

- Recevez-vous beaucoup de personnes pour des IVG ?

CP : Non, je n’en reçois pas énormément. Il est délicat de donner une moyenne, mais je pense me positionner aux alentours de 5 à 6 rendez-vous par mois concernant une demande d’IVG ou simplement des renseignements, et seulement 2 à 3 IVG réellement effectues. Ce sont surtout des jeunes femmes qui viennent me voir pour cela (je dirais entre 17 ans pour les plus jeunes et 28 pour les plus âgées d’entre elles, bien qu’il me soit déjà arrivé de pratiquer des IVG sur des femmes plus âgées).

 

- Pour vous, quel est le meilleur moyen pour sensibiliser les jeunes aux problèmes qu’ils rencontrent (drogue, alcool, conduite en état d’ivresse, IST…) ?

CP : Je pense vraiment qu’il faut réussir à marquer leurs esprits. Ils sont encore jeunes, et la plupart ne se rend pas compte des risques que certains de leur comportement leur fait prendre. Il faut qu’il se sentent concernés par les campagnes. Beaucoup se disent « ça n’arrive qu’aux autres », et lorsqu’ils se rendent compte que c’est faux, il est souvent trop tard.

 

- Pensez-vous que les campagnes de prévention/sensibilisation soient utiles pour les jeunes ?

CP : Je pense qu’elles sont surtout très importantes. Elles ne sont malheureusement pas toutes utiles, car comme dit plus haut, les jeunes ne se sentent pas concernés pour la plupart. Mais il faut absolument continuer à les prévenir des risques qu’ils encourent s’ils font ne se conduisent pas correctement. J’ai déjà eu plusieurs cas de jeunes filles (plutôt rares heureusement !) qui venaient me voir parce qu’elles venaient d’apprendre qu’elles étaient atteintes du sida après un rapport sexuel non protégé. Et pourtant elles avaient déjà vu des campagnes de prévention, des interventions de professionnels durant leur scolarité. Mais elles ne s’étaient pas senties concernées. C’est ce qu’il faut réussir à modifier dans les actions de prévention.

 

- Avez-vous le sentiment de réussir à changer certaines mentalités, certaines pensées ? (notamment par rapport à l’IVG)

CP : Mon rôle n’est pas de changer les mentalités de ces jeunes filles, mais plutôt de les accompagner et de les aider à passer ce cap. Une IVG est un moment très délicat et difficile à vivre, votre corps se prépare à avoir un enfant, il se charge de toutes les hormones nécessaires, commence à faire ses réserves, et d’un coup tout est annulé, et cela le perturbe énormément. Ce n’est pas une décision à prendre à la légère, et je fais tout pour que les femmes qui viennent me voir en soient le moins impactées possible.

9 mai 2018

Article 9: La prévention dans la fiction

J’aimerais dans cet article aborder une série qui a fait parler d’elle en 2017, « 13 Reasons Why ».

Créée par Netflix, 13 Reasons Why a fait polémique lors de sa sortie, et elle continue encore aujourd’hui à scinder les opinions. La première saison, regroupant 13 épisodes d’environ une heure chacun, a été tirée du livre du même nom de l’auteur Jay Asher (romancier américain).

Elle raconte l’histoire d’une adolescente de 17 ans, Hanna Baker, qui s’est suicidé suite à de nombreux évènements qu’elle a vécu au sein de son lycée et de sa ville. En tant que spectateur, nous suivons Clay Jensen, ami d’Hannah, qui reçoit quelques temps après la disparition de cette dernière une boîte contenant 7 cassettes. Cassettes sur lesquelles Hannah a enregistré sur chacune des faces une raison qui l’avait poussée à se donner la mort. De plus, chaque face correspond également à une personne qu'elle considère comme responsable de son acte. Chaque épisode correspond donc à une face de cassette, et nous découvrons l’envers de l’histoire en même temps que Clay.

 

Thirteen Reasons Why ©Netflix

 

Je souhaite aborder cette série car elle parle de sujets encore tabous dans notre société d’aujourd’hui. Il est notamment question d’agressions sexuelles (attouchements non consentis, viol), de persécution sur les réseaux sociaux, d’intimidation, d’alcool, de drogue, de voyeurisme, de violence dans les lycées, de dépression et bien entendu de harcèlement scolaire et de suicide.

 

Comme je le disais plus haut, cette série a été beaucoup controversée, car une partie de la population estime qu’au lieu de montrer le suicide comme une chose terrible, elle aurait l’effet inverse et pourrait pousser des jeunes à franchir le pas. Selon Kristen Douglas, manager auprès d'une fondation dédiée à la santé mentale des jeunes, "des recherches nationales et internationales démontrent clairement qu'exposer les téléspectateurs à des scènes sur le suicide tend à augmenter le risque d'une possible recrudescence des suicides. Confrontées à leurs propres vulnérabilités, ils peuvent envisager le suicide comme une possibilité".

Nic Sheff, l'un des scénaristes de la série, a défendu la force de celle-ci : "C'était l'occasion parfaite de montrer à quoi ressemblait un suicide et de confronter le spectateur à cette réalité dans toute son horreur. […] ce qui aurait été irresponsable, c'est de ne pas montrer effectivement la scène où elle attente à ses jours.".

Brian Yorkey, un autre scénariste, a également répliqué : « On a fait tout notre possible pour qu'aucune violence ne soit gratuite, mais nous voulions que ça soit douloureux à regarder. Notre but était de montrer et d'être hyper clairs sur le fait qu'il n'y a rien, jamais, qui vaut qu'on se suicide ! ».

Alors oui, 13 Reasons Why est une série dure, violente, avec des scènes difficiles à regarder (notamment celle du suicide d’Hannah, qui est criante de réalisme), mais elle montre une face cachée du monde scolaire, que l’on n’aborde pas forcément et dont on ne parle pas assez à mon goût. Cette série se veut pionnière en matière de prévention du harcèlement scolaire et du suicide chez les jeunes.

Une saison 2 est prévue pour cette année, dans laquelle le spectateur suivra de plus près les auteurs qu’Hannah estime responsables de son acte, soit ses anciens camarades de classe. Elle devrait normalement continuer à parler de notions graves comme les agressions sexuelles.

 

 

Thirteen Reasons Why ©Netflix

 

 

Pourquoi avoir parlé de cette série ? Car, pour l’avoir vue, je l’estime très bien réalisée et criante de vérité. Elle concerne aussi bien la tranche d’âge que j’étudie dans ce blog que le cruel manque de suivi et de prévention de certains thèmes dans les établissements scolaires. De mon expérience personnelle, on ne m’a jamais parlé à l’école du harcèlement scolaire. C’est pourtant le premier lieu où il faudrait l’évoquer…quand on sait que le suicide est la deuxième cause de décès chez les adolescents. 13 Reasons Why endosse donc le rôle d’une campagne qui peut aussi bien toucher les victimes que les auteurs d’actes violents (physiquement et mentalement). La série se veut être une aide précieuse pour les adolescents comme pour les parents. Elle tente de montrer aux personnes qui pourraient se sentir comme Hannah que rien n’est définitif, et que l’on peut se faire aider par les personnes qui nous entourent, qu’il faut accepter l’aide qui peut nous être proposée et qu’il ne faut pas se renfermer sur soi-même. Je trouve que c’est un moyen très pertinent car ce genre de diffusion touche au plus près les jeunes, les séries étant regardées pour la plupart par des adolescents. Ils se sentent donc directement concernés car la série se passe dans des lieux qui leur sont familiers. Le lycée d’Hannah pourrait être leur lycée, ses camardes pourraient être leurs amis, et Hannah pourrait être une personne réelle… 13 Reasons Why nous dit de faire attention aux gens qui nous entourent, nous apprend l’empathie et l’altruisme, et veut nous faire comprendre que parfois de simples paroles peuvent amener au pire….ou au meilleur.

9 mai 2018

Article 8 : « Le collégien aujourd’hui » Conférence de Xavier Pommereau

Dans le cadre de l’édition 2017 de la Journée des Collèges, le docteur Xavier Pommereau, psychiatre français spécialiste de l’adolescence en difficulté, a donné une conférence intitulée « le collégien aujourd’hui ». Durant environ 2H, devant des proviseurs et des chefs d’établissements scolaires, le docteur Pommereau parle du comportement des collégiens d’aujourd’hui, qui tend à devenir de plus en plus compliqué et délicat à gérer. Il insiste également sur la dégradation de la santé des jeunes entre 12 et 15 ans. Créateur de la première unité hospitalière française spécifiquement dédiée aux jeunes suicidaires en 1992 (Centre Abadie à Bordeaux), il notait à l’époque une moyenne d’âge de 17 ans, soit des lycéens pour la plupart. Il déclare, non sans effroi, qu’en 2017 elle passait à 14 ans, soit des collégiens.

Durant un peu plus d’une heure, il expose ses observations concernant les collégiens. Il insiste notamment sur le fait qu’il est important de faire respecter les règles imposées. Si l’une d’elle est enfreinte, il doit y avoir une réponse, une sanction, afin de montrer l’exemple et de faire comprendre aux élèves qu’ils ne sont pas rois et que tout acte enfreignant une règle doit être puni.

Il parle de beaucoup d’autres choses, mais la partie qui m’a particulièrement intéressée a été lorsqu’il a parlé des conduites à risques chez les jeunes. Il a notamment insisté de nouveau sur le fait qu’elles apparaissaient de plus en plus tôt. Dans ces conduites à risque, il inclus :

- la scarification : entre 5 et 10 % des collégiennes la connaissent de très près ;

- l’usage très prononcé de l’alcool sous la forme de « binge-drinking » ; c’est-à-dire ingurgiter un maximum d’alcool en un minimum de temps, ce qui entraîne fréquemment des comas éthyliques ;

- l’usage du cannabis, plus seulement pour se « détendre » mais de plus en plus pour évacuer un stress nouvellement présent chez les jeunes ;

- les tentatives de suicide par absorption de médicaments ;

- les troubles de conduite alimentaire : augmentation de la boulimie chez des jeunes filles à poids « normal ».

Le docteur insiste sur le fait que la prostitution est encore un fait assez rare, mais qu’au contraire le harcèlement scolaire (chez les élèves comme chez le corps enseignant) est un problème très important, qui mène parfois jusqu’au suicide.

Dans une seconde partie de sa conférence, Mr Pommereau répond aux diverses questions des personnes présentes venues chercher de l’aide ou des conseils.

 

"Le collégien d'aujourd'hui" Conférence de Xavier Pommereau

 

J’ai donc visionné cette vidéo en pensant d’abord qu’elle allait être pertinente pour mon blog, mais je me suis rendue compte que beaucoup de notions qui ne m’intéressaient pas spécialement étaient abordées. J’ai donc décidé d’en tirer quand même des informations intéressantes, notamment sur les conduites suicidaires des élèves. Cette vidéo me permet d’introduire cette notion, de laquelle je parlerais également dans l’article suivant au moyen d’une série qui a beaucoup fait parler d’elle. Mais je vous laisserais découvrir laquelle au moment de la lecture de l’article…

J’ai comparé les données du docteur Pommereau avec d’autres données trouvées sur le site Le Monde. Ce dernier confirme les dires du docteur ; les adolescentes de 15 ans avaient été 9%, en 1993 à avoir tenté de se suicider, et 14,6% en 1999, soit une augmentation de plus de 5% en 6 ans. Chez les jeunes garçons, la progression (4% en 1993, 7,5% en 1999, 8,8% en 2012) est plus lente et semble plafonner.

Face à cette poussée inquiétante des passages à l'acte chez les jeunes, le psychiatre lance un appel aux parents. Ils doivent aider leurs adolescents à se sentir exister en leur confiant des responsabilités, en les rendant plus acteurs, moins consommateurs. D’après lui, c’est la consommation qui pousse en partie les adolescents à ce changement de comportement. Il estime très important que les parents ne laissent pas faire, et qu’ils donnent une place au sein de la société à leurs enfants.

Ceci renvoie donc à ce que je disais das un précédent article, comme quoi l’éducation que les parents donnent à leurs enfants est très importante, et dirige leur comportement futur.

30 avril 2018

Article 7: Le flop d'une campagne

Maintenant, voyons voir l’exemple d’une campagne non efficace.

En 2011, le CNCT (Comité National Contre le Tabagisme) a publié une vidéo baptisée « L’envers du décor ». On peut y voir une magnifique villa appartenant à un fabricant de tabac, dans laquelle les possessions de ce dernier sont légendées par le coût sanitaire qui a permis leur acquisition. Pour exemple, le lustre de la salle à manger équivaut à 5 cancers du poumon et le miroir qui orne la pièce à 2 cancers du pharynx.

 

L'envers du décor - CNCT

 

 

Cette vidéo avait reçu un accueil mitigé ; beaucoup de personnes n’ayant pas compris l’intérêt d’une telle mise en scène. Et si cette campagne n’a pas fonctionné, c’est à cause d’un postulat bien simple : elle ne touche nullement les jeunes ! Ni les jeunes, ni les parents, ni les grands-parents, même les non fumeurs n’y voient pas d’intérêt.

Le fait de déblatérer des prix en parlant de décès ou de cancers ou autres soucis de santé ne touche pas directement les gens, ou alors seulement les personnes qui en ont vécu dan leur entourage.

Les jeunes sont encore moins touchés par ce genre de maladie, c’est pourquoi cette campagne ne leur a absolument pas parlé. Un jeune fumeur se fiche de savoir que son paquet de cigarette a pu causer un cancer du poumon à une personne qu’il ne connaît pas.

Le message n’est donc pas passé, et la campagne n’a pas eu l’effet escompté.

26 avril 2018

Article 6 : Une campagne de prévention efficace, c’est quoi ?

Faire des campagnes de prévention c’est bien, en faire qui fonctionnent, c’est mieux. Qu’est-ce qui va différencier une campagne qui marche d’une campagne qui ne touche personne ou n’est pas prise au sérieux ? Quels sont les facteurs nécessaires à un message préventif efficace ? De la campagne choc au spot humoristique, le contenu d’un message, son registre émotionnel sont des variables primordiales qui vont décider de son efficacité. Mais afin que le message passe et reste en mémoire, faut-il faire appel à la peur ou à l’humour ?

 

L’appel à la peur est efficace, entre 2002 et 2011, c’est 45 % de morts en moins sur les routes, mis en restant à un chiffre aberrant de presque 4 000 tués. Un message préventif utilisant la peur est souvent composé de deux parties :

- la description de la sévérité de la menace et de la vulnérabilité des individus

- la recommandation pour éviter cette menace

Si la vulnérabilité perçue est faible, il n’y aura pas de réaction de la part de l’observateur (Kim Witte, professeur en communication). En revanche, si l’individu perçoit le danger, il aura deux manières de réagir :

- soit l’efficacité est plus forte que le sentiment de vulnérabilité ; dans ce cas l’individu prendra en compte le message de prévention

- soit l’efficacité est moins forte que le sentiment de vulnérabilité ; l’individu contrôle sa peur et va nier et décrédibiliser le message.

C’est ce type de cas qu’il faut réussir à éviter. L’appel à la peur est utile lorsqu’il s’agit de promouvoir un modèle de prévention, mais il est inefficace lorsqu’il est utilisé pour modifier un comportement déjà existant. C’est donc le genre de campagne qu’il faut utiliser en amont.

 

 

 

Un exemple de campagne "choc" © sécurité routière

 

 

D’après Witte, pour qu’une campagne soit efficace, il faut que le message soit explicite, qu’il y ait des mots chocs pour retenir l’attention, que le spectateur soit atteint personnellement, et que l’action recommandée soit claire.

 

 

Cependant, les affiches avec des messages d’humour retiennent plus l’attention, elles sont gardées plus longtemps en mémoire par les individus. D’un point de vue affectif, l’humour permet une influence plus importante, et une persuasion plus forte et plus rapide. De plus il joue un rôle non négligeable dans la régulation des émotions négatives que peuvent engendrer les campagnes de prévention. Enfin, l’humour n’a pas l’effet pervers que peut avoir la peur concernant la décrédibilisation d’un message de prévention.

Un exemple de campagne humoristique. © sécurité routière

26 avril 2018

Article 5 : A quoi peut ressembler une campagne de prévention ?

Nous allons traiter ici de quelques exemples de campagnes de prévention.

Celles que l’on voit beaucoup concerne en grande partie la sécurité routière ; vitesse modérée, pas de conduite en état d’ivresse ou sous l’emprise de stupéfiant...quand on sait que le nombre de morts sur les routes françaises n’a fait que croître entre 2013 (3 268 morts) et 2016 (3 469 morts).

Ainsi, les campagnes doivent redoubler d’imagination afin d’être efficaces, et de faire baisser ces chiffres alarmants. Même si ces derniers concerne toute la population française, le nombre de jeunes tués sur la route (entre 18 et 24 ans) représente presque un quart (23%) de la mortalité automobiliste. Il faut donc que les campagnes soient percutantes pour les jeunes, afin que ces chiffres baissent.

 

 

Voyons quelques exemples...

 

Depuis 2005, la France a lancé une campagne contre l’alcool au volant, en ciblant particulièrement les jeunes conducteurs avec le slogan « Celui qui conduit, c’est celui qui ne boit pas ». Sam, acronyme de « Sans Accident Mortel », est représenté avec une grosse tête, c’est l’ami sobre de la soirée qui ramène tout le monde vivant à la maison. Cette campagne a plutôt bien fonctionné, en 2014, 80 % des 18-24 ans choisissaient un Sam avant de partir en soirée.

 

Campagne sécurité routière "Sam"

 

 

 

La plupart des campagnes sont gérées par la Sécurité Routière, mais certaines sont lancées par des constructeurs automobiles (tel que Fiat, comme le montre l’image présente). Dans celle présentée, Fiat joue sur le fait que lorsque la cannette est ouverte (et son contenu bu), le cycliste n’est plus visible. Ceci sous-entend le fait (réel) qu’on voit moins bien après avoir bu, et qu’on est donc dangereux pour les autres usagers de la route.

 

Campagne sécurité routière Fiat

13 avril 2018

Article 4 : Les campagnes de prévention, à quoi ça sert ?

Dans l’article précédent, nous venons de parler de prévention. J’ai notamment employé le terme précis de « campagne de prévention ». Mais qu’est-ce qu’une campagne de prévention exactement ?

 

On peut découper ce terme en deux parties ; campagne et prévention. Dans le dictionnaire, une campagne est définie (entre autre) comme un ensemble d'activités menées dans un but donné et dans un temps limité. Et nous avons vu plus haut que la prévention est l’ensemble des dispositions prises pour prévoir un danger, un risque, un mal. Ainsi, une campagne de prévention est donc une action, plus ou moins étalée dans le temps, menée dans le but d'informer les populations de risques possibles.

Il existe de nombreuses campagnes de prévention ; on peut citer les campagnes de prévention routière, campagnes de prévention contre le VIH, campagnes de prévention contre le cancer du sein, campagnes de prévention contre l'alcool…

 

 

Campagne de prévention pour le port de la ceinture de sécurité

 

 

Les préventions visant les jeunes (que ce soit par le biais d’affiches, de vidéos, ou encore d’interventions au sein d’un établissement scolaire) se doivent d’être spécialement conçues afin de cibler les jeunes concernés au maximum. Il faut avant tout savoir à quels jeunes en particulier va s’adresser l’intervention. En général, les élèves de 6°-5° prêtent encore une oreille attentive à l’adulte, et n’ont pas expérimenté le produit (alcool, drogue) seuls (sauf cas isolés). En 4°-3°, les adolescents sont difficiles et contestent l’adulte, ils bavardent, rigolent, parlent avec leurs voisins, ce qui peut rendre une intervention délicate (la dialogue de groupe est compliqué). Il ne faut pas contredire les jeunes et préférer des actions qui valorisent la non-consommation, et montrer que la fête peut être chouette sans défonce. Les lycéens pour leur part, se détachent peu à peu du groupe et préfèrent même parfois la différence et se positionnent du côté de l’adulte, ce qui permet un dialogue plus facile et même des débats intéressants. Enfin, les jeunes adultes (jeunes travailleurs, étudiants, apprentis) élargissent encore leurs centre d’intérêt et s’ouvrent au monde. On peut alors solliciter leur créativité au service d’autres jeunes plus ou moins en difficulté pour les aider à sortir des clichés. Des concours peuvent être réalisés ; concours d’affiches ou de clips à réaliser et à diffuser librement auprès de connaissances, sur internet, ou encore participer à une manifestation de prévention en tenant un stand lors d’une soirée étudiante….

La tranche d’âge est donc extrêmement importante et ne dois pas être laissée de côté lors de la préparation de la campagne. De plus, il faut avant l’intervention être d’accord sur les attentes des commanditaires (proviseurs, élus, directeurs de foyer…). Une intervention courte, unique, entre deux heures de cours a peu de chance d’être efficace, à moins de miser sur un effet choc ou de prévoir une répétition du message dans la durée.

 

Les objectifs d’une campagne chez les jeunes sont divers et variés. Prenons l’exemple de l’alcool. Pour les plus jeunes, l’objectif sera d’éviter ou retarder l’expérimentation (seul). Pour les plus âgés, il s’agira d’éviter de passer d’une consommation occasionnelle à une consommation régulière ou problématique (fête ou non, boire de l’alcool 10 fois dans le mois est qualifié de consommation régulière), de même que les quantités bues (une dose de vodka à la maison n’est pas la même que dans un bar). Un autre but est la réduction des risques, en choisissant par exemple avant de consommer qui sera le « Sam » (acronyme de Sans Accident Mortel) de la soirée ? On notera d’ailleurs que l’élection d’un capitaine de soirée invite le conducteur à la sobriété mais autorise les autres passagers à boire tout leur saoul.

 

L’un des objectifs principal d’une campagne de sensibilisation est également d’éduquer les personnes concernées. Mais chez les jeunes, les premiers acteurs de la prévention sont les parents eux-mêmes. Même s’ils disent le contraire, les jeunes attendent de leurs parents qu’ils assument cette responsabilité de leur éducation. La véritable prévention se crée par la qualité des échanges entre l’enfant et sa famille. Le soutient parental est indispensable pour le bon développement de l’enfant et de l’adolescent, et si les relations et les échanges avec sa famille sont sains et ouverts, le jeune aura moins tendance à avoir des comportements excessifs (consommation très forte de drogues ou d’alcool, renfermement sur lui-même…). Les parents sont donc essentiels en ce qui concerne la prévention de leurs enfants.

 

 

 

 

Ainsi, bien que certaines campagnes aient le mérite d’être efficaces, il est quasiment impossible de changer radicalement des comportements ancrés depuis la plus tendre enfance. Les campagnes de prévention sont donc un bon outils, mais il faut que l’éducation donnée par les parents aille dans le sens de celles-ci. Un adolescent ne changera pas d’avis sur la cigarette en écoutant parler un inconnu pendant trois heures, surtout si ses parents sont des fumeurs réguliers. Et une image de cancer d’un poumon ne suffira pas à faire changer ses idées sur la consommation de tabac.

 

Il est donc important, à mon avis, de sensibiliser également les parents sur les problèmes de santé qui peuvent toucher leurs enfants, afin qu’ils puissent avoir les bons mots et la bonne approche pour éviter les comportements nuisibles.

11 avril 2018

Article 3: La prévention, quesaquo ?

Une autre notion importante qu’il nous faut aborder est celle de la prévention. La prévention est l’ensemble des dispositions prises pour prévoir un danger, un risque, un mal.

 

Il en existe 3 niveaux, définis par l'OMS:

 

- la prévention primaire : c’est l’ensemble des actes destinés à diminuer l'incidence d'une maladie (c’est-à-dire à réduire l'apparition des nouveaux cas). Elle utilise l'éducation et l'information auprès de la population. Elle se fait en amont de la maladie

 

- la prévention secondaire : c’est l’ensemble des actes destinés à diminuer la durée d'évolution d'une maladie. Elle intervient dans le dépistage des maladies et comprend le début des traitements de celle-ci

 

- la prévention tertiaire : c’est l’ensemble des actes destinés à réduire les invalidités fonctionnelles dues à la maladie. Elle agit en aval de la maladie afin de limiter ou diminuer les conséquences de cette dernière et d'éviter les rechutes. Cela concerne la rééducation et la réinsertion professionnelle et sociale du malade.

 

Les 3 types de prévention ©Maeva Aubert

 

 

A ces trois niveaux peut se rajouter la prévention quaternaire qui désigne l'ensemble des soins auprès de malades qui ont dépassé le stade des soins curatifs et qui peuvent se trouver en phase terminale. Elle inclue l'accompagnement des personnes en fin de vie. Ce niveau de prévention correspond aux soins palliatifs.

 

Ainsi la prévention est une notion très large, et peut se faire avant ou après l’apparition d’une maladie. C’est une action très importante, et chez les jeunes on parle de prévention par rapport aux notions évoquées dans l’article précédent, en insistant sur les préventions au niveau de la drogue, de l’alcool, des MST, de la malnutrition…bref, de tout ce qui touche aux jeunes générations.

 

Les campagnes de préventions sont très importantes, car c’est par celles-ci que le message passe (plus ou moins bien). Elles sont très présentes dans les collèges et les lycées, établissements hébergeant des adolescents en situation parfois critique. Le fait de faire des campagnes dans ces lieux permet d’être au plus proche de ces jeunes et de conseiller au maximum ceux dans le besoin. Cela permet aussi parfois de déceler des jeunes en grande difficulté. De nombreux acteurs viennent sur place, échanger avec les élèves, leur expliquer les risques de telle drogue, de telle conduite. Le but n’étant pas de les « fâcher » comme des enfants ayant fait une bêtise, mais au contraire de leur montrer les erreurs dangereuses à éviter qui pourraient s’avérer fatales.

Cependant, malgré des préventions toujours plus nombreuses et originales, de nombreux jeunes subissent encore les conséquences d’actes irréparables (conduite en état d’ivresse ou sous stupéfiant, overdose de drogues, MST…)

 

Comment se fait-il qu’avec les dispositifs que notre société possède aujourd’hui, nous soyons toujours dans cette impasse ? Pourquoi les jeunes continuent-ils à se tuer sur les routes ? Les campagnes sont-elles mal appropriées ? Je tenterais de répondre à ces interrogations le long de ce blog, par le biais d’exemples et d’études de diverses campagnes.

 

 

La prévention © Bar Bee

 

11 avril 2018

Article 2: Quels dangers pour la santé des jeunes ?

 

Carte heuristique sur la santé des jeunes. Copyright Maeva Aubert

Après avoir défini la jeunesse et la santé, nous allons maintenant nous intéresser aux problèmes de santé qui touchent les jeunes. Évidemment, une personne de 18 ans ne subit pas les même soucis qu’une autre de 88 ans (et heureusement pour nous, sinon la sécurité sociale aurait coulée depuis belle lurette !).

 

Voyons tout d’abord qui est concerné par la santé des jeunes. En première position, bien évidemment, les jeunes ! (rappelons notre tranche d’âge de 15-25 ans). Mais ils ne sont pas les seuls, loin de là. Sont également acteurs les médecins (généralistes, psychologues, gynécologues…), les infirmiers (infirmière scolaire dans les collèges et lycées), les nutritionnistes (qui sont amenés eux aussi à faire des interventions dans les établissements), les pharmaciens (achat de préservatifs, pilules, médicaments…), la sécurité sociale étudiante (adaptée aux besoins des étudiants, qui ont normalement une santé qui nécessite moins de soins que les personnes plus âgées). On peut également noter l’OMS, qui est concernée par tout ce qui touche à la santé en général.

 

 

Par quoi est concernée la jeunesse en terme de santé ? L’illustration présente permet de montrer (à titre non exhaustif) les différents thèmes qui touchent les jeunes. Ici, ce ne sont pas les maladies cardio-vasculaires, l’arthrose ou les rhumatismes qui sont récurrents, mais plutôt le tabac, les drogues, l’alcool et la prévention sexuelle.

Comme dit en introduction, les jeunes se découvrent à l’adolescence, et veulent tester toutes les nouvelles choses qui sont à leur portée. C’est pourquoi, c’est un moment très important pendant lequel il faut les guider et les aiguiller. Mais nous verrons que l’éducation doit se faire dès le plus jeune âge par les parents, car ce sont eux qui vont (inconsciemment) modeler leur enfant et ses futurs choix de vie.

Pour en revenir aux dangers de la santé des jeunes, les « pôles importants » dirons nous, sont ceux qui touchent à la sexualité et aux addictions.

 

On peut définir la sexualité de deux manières :

1. ensemble de phénomènes sexuels ou liés au sexe, que l’on peut observer dans le monde vivant
2. ensemble des diverses modalités de la satisfaction sexuelle

Le premier rapport sexuel chez les jeunes en France a nettement baissé depuis les années 60. Alors estimé à 18 ans et demi chez les garçons et 20 ans et demi chez les filles, les chiffres d’aujourd’hui montrent un avancement d’un an chez les jeunes hommes et de presque trois ans chez les jeunes femmes ! Des études réalisées en 2007 par l’Ined (Institut national des études démographiques) démontrent que de nos jours les garçons sautent le pas à 17,2 ans et les filles à 17,6 ans. Cependant, ces statistiques ne sont que des moyennes, certains jeunes goûtent aux plaisirs de la chair dès 15 ans tandis que d’autres restent vierges de tout acte jusqu’à leur vingtaine.

Cette baisse de l’âge de la première fois se traduit par une évolution des mœurs de la société. A l’époque, les jeunes femmes se devaient de rester vierges jusqu’au mariage, afin d’offrir leur virginité à leur époux. L’accès des femmes aux études et au travail a grandement participé à la modification de ce mode de fonctionnement, de même que leur émancipation et l’évolution de la pensée collective durant les années 70 (libération sexuelle). Ainsi la « pression » exercée autour de la virginité et de la « pureté » du mariage a régressé, et aujourd’hui on ne compte plus que 20 % de femmes ayant fondé une famille avec leur premier partenaire sexuel. Ainsi, la jeunesse s’est délestée de tous ses complexes, et profite pleinement de la vie. C’est pourquoi il est important de lui expliquer la nécessité d’une protection correcte, aussi bien contre les IST (Infections Sexuellement Transmissibles) comme le sida ou la syphilis, que contre les grossesses indésirées.

Pour le sida par exemple, en France en 2015, les moins de 25 ans représentaient environ 12% des découvertes de séropositivité, proportion qui n’a pas évoluée de façon significative depuis 2003. On peut donc supposer que les jeunes d’aujourd’hui sont concernés par l’utilisation de préservatifs et par des action de dépistage. Cependant, de mon point de vue, c’est encore un taux élevé, il faut donc continuer à sensibiliser la jeunesse au maximum sur les risques des toutes ces IST.

 

© Chaunu

 

 

Plus haut, je parlais également d’addictions comme étant un problème qui touche les jeunes. L’addiction est définie comme suit : dépendance d’une personne à une substance ou une activité génératrice de plaisir, dont elle ne peut plus se passer en dépit de sa propre volonté. Mais quelles sont donc les addictions des jeunes ? Pour la plupart, c’est à la cigarette qu’ils sont addicts. L’usage quotidien de tabac concerne ainsi 33% des garçons et 30% des filles de 17 ans en 2011 (respectivement 30% et 28% en 2008). Si avant 14 ans la consommation de tabac reste rare, son usage augmente nettement pour les âges plus avancés. En 2010, l’expérimentation de tabac concerne néanmoins 9 % des jeunes de 11 ans et 25% des adolescents de 13 ans (enquête HBSC /2006 et HBSC/2010). À 15 ans, c’est plus de la moitié des jeunes qui ont déjà expérimenté le tabac (56 %). Les niveaux sont stables pour ceux entre 11 et 15 ans par rapport à 2006. L’usage quotidien concerne 19 % des jeunes de 15 ans. Les jeunes fumeurs français se situent dans la moyenne européenne (pour les garçons comme pour les filles), alors qu’en 1999, la France se situait parmi les plus gros consommateurs. Seul un quart (25,1 %) d’entre eux fumait quotidiennement en 2017, contre près d’un tiers (32,4 %) en 2014, ce qui montre bien une baisse significative. Cependant, bien que l’on puisse affirmer que la consommation de tabac a baissé chez les jeunes, ceux qui fument deviennent de plus en plus dépendants. Chez les 15-25 ans, selon le mini-test de Fagerström (délai entre le réveil et la première cigarette et quantité fumée en moyenne chaque jour), le pourcentage de fumeurs réguliers dépendants est passé de 29% en 2000 à 43% en 2005 puis à 47% en 2010. Les garçons sont plus nombreux à être dépendants que les filles : 50 % vs 43 %. De même, une étude américaine (Development of symptoms of tobacco dependance in youths : 30 month follow-up data from Dandy study, in Tobacco Control, 2002) a démontré que la dépendance à la nicotine pouvait s’installer très rapidement (en quelques jours seulement) chez les très jeunes (12-13 ans), et ce même avec une petite consommation. C’est pourquoi il est également très important de sensibiliser ces jeunes à la toxicité du tabac et de la nicotine.

 

© pixshark.com

 

 

Après l’essai de la cigarette vient celui de la drogue. Un premier joint, puis un deuxième, un troisième….la sensation de bien être procurée par le cannabis pousse de nombreux jeunes à l’addiction. Le cannabis est le produit illicite le plus consommé en France, avec 17 millions de Français qui l’ont expérimenté. Premier constat : les fortes hausses constatées en 2014 ne se confirment pas en 2017. La proportion de jeunes de 17 ans ayant déjà goûté au cannabis a même baissé, passant de 47,8 % à 39,1 %. Cependant, le niveau de consommation régulière de cannabis demeure supérieur à celui de 2011 (6,5 %) et fait toujours partie des plus élevés d’Europe (OFDT). Cependant, selon une étude (Aramis), «Les jeunes estiment que le cannabis est moins addictif et “dangereux” que la nicotine, n’étant assimilé ni à la maladie ni à la mort. Cette image moins défavorable est accentuée par les propriétés “naturelles” prêtées à l’herbe.» De fait, c’est sous cette forme que se consomme aujourd’hui principalement le cannabis. Deux tiers (66,7 %) des jeunes interrogés disent avoir consommé du cannabis sous forme d’herbe plutôt que de résine (31,6 %). Ainsi, la « guerre » contre le cannabis n’est pas encore terminée, bien que les autorités sanitaire semblent gagner du terrain.

 

On peut également aborder la question de la consommation de l’alcool chez les jeunes. Si cette dernière est elle aussi orientée à la baisse, le phénomène est moins net que pour le tabac. La baisse de la consommation d’alcool est présente, mais lente. Cependant la découverte de l’alcool reste quelque chose de culturellement très présent dans notre société, que ce soit avec la famille ou avec les amis. Une grande majorité des adolescents (85,7 %) y a déjà goûté (contre 94,6 % en 2002).

L’alcool reste « massivement perçu comme banal, festif et convivial », souligne l’enquête Aramis, qui relève « la place centrale de l’alcool dans les sociabilités, parentales puis juvéniles, marginalisant les non-initiés ». La consommation d’alcool est une « obligation sociale qui débute avec l’initiation en famille ». Autrement dit, si on ne boit pas,on est « rejeté » par les autres membres de notre société. La prise d’alcool est donc une sorte « d’initiation » qui doit être passée avec succès pour obtenir le grade « d’adulte ».

 

© Chaunu

 

1 avril 2018

Article 1: Jeunesse et santé, deux termes larges et complexes

Avant toute chose, il est important je pense de se concentrer sur le titre de ce blog, et de définir les termes qu’il contient. Nous parlons ici de « Jeunesse et Santé ». Mais qu’est-ce que la jeunesse ? Et la santé ? Comment les définir ?

 

Chaque personne a sa propre vision et définition de la jeunesse. Si l’on regarde dans un dictionnaire, elle est définie comme la "période de la vie humaine comprise entre l'enfance et l'âge mûr". C’est une définition plutôt vague, je vous l’accorde. C’est un laps de temps assez vaste et peu précis, qui diffère en fonction des personnes. Ainsi, afin de nous faciliter les choses pour la suite, nous allons nous intéresser aux jeunes ayant un âge compris entre 12 et 25 ans. Ce sera notre échelle d’étude. Encore une fois, cette décision est arbitraire et très subjective, certaines personnes se sentent jeunes toute leur vie…

Pour d’autres, c’est LA période la plus importante de la vie. C'est effectivement le moment où l'on se découvre, où l'on prend conscience de certaines réalités, où l'on teste les limites. Le moment de rébellion contre la société et les normes qui l’entourent. De plus, c'est durant notre jeunesse que l'on découvre tous les "interdits" d'avant: la cigarette, l'alcool, la drogue, le sexe, la pornographie…

C’est donc une période très importante qui nous définit en tant qu’adulte, c’est à se moment que l’on se forge nos propres idées, nos propre opinions, c’est le début d’un regard critique sur le monde qui nous entoure. On se détache du cocon familial pour découvrir d’autres horizons et d’autres mœurs.

 

 

Pour ce qui est de la santé, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) la définit comme suit : « état de complet bien-être, physique, mental et social, ne consistant pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». Ce qui veut dire que pour être en bonne santé, il faut se sentir bien dans a tête et dans ses baskets ! Et nous verrons que même si un jeune paraît en bonne santé physique, il n’en est pas forcément de même pour son mental. Le harcèlement scolaire ne se détecte pas physiquement, pourtant les mots assassins de certaines personnes peuvent en pousser une autre au pire...

 

 

 

Pour conclure, je citerais cette phrase de Lucien de Samosate (satirique grec du IIème siècle) :

"La santé, c'est la jeunesse, car la maladie peut faire un vieillard d'un jeune homme."

Qui veut dire que même si on est jeune, si la maladie nous prend, nous pouvons très vite être en difficulté, d’où la nécessité d’avoir une bonne santé.

 

20 mars 2018

Edito

Prévention, campagnes, sensibilisation....quand la santé des jeunes demande beaucoup d'attention et d'investissement

 

 

 

Drogue, sexe, alcool, jeux vidéos.., la « Génération Y » apparaît pour certains comme une jeunesse de débauche, d’immaturité, de fainéants et de « je m’en foutiste ». Pour d’autres, c’est un passage normal dans la vie d’une personne, le moment où l’on découvre de nouvelles choses. Mais au milieu de toutes ces expériences, qu’en est-il de leur santé ? Certains vont-ils trop loin ?

 

Nous sommes aujourd’hui dans un monde où se lancer des défis stupides sur internet est devenu un nouveau jeu. Les jeunes rivalisent d’ingéniosité pour trouver le nouveau défi qui fera le « buzz ». Ces « Cap ou Pas Cap » dangereux finissent parfois à l’hôpital, ou pire, mais ils ne sont pourtant pas interdits par la loi. Cette même loi qui, très récemment, impose une amande à quiconque sera surpris en train de fumer du cannabis. Ne faudrait-il pas plutôt prendre le problème à la racine ?

 

Dans ce blog, nous parlerons donc de la question des préventions effectuées auprès des jeunes. Pourquoi sont-ils beaucoup touchés par les addictions ? Comment les en empêcher ? Comment élargir la portée des campagnes de prévention ? Par quels moyens leur venir en aide ?

En somme, comment mettre en place une prévention efficace, c’est-à-dire qui englobe une majorité de cette jeune population et qui la marque profondément ?

 

Pour répondre du mieux possible à ces questions, il est important de définir ce qu’est la « prévention » et ses différents niveaux possibles, de même que la population dont on parle. On se posera la question de qu’est-ce qui peut toucher à la santé des jeunes, et nécessiter une prévention ? Les idées et problèmes de santé d’aujourd’hui ne sont pas les mêmes qu’auparavant, qu’est-ce qui a changé ? Afin d’illustrer le problème, des exemples seront analysés, pour se baser sur des réalités (échec ou réussite des campagnes ? Faut-il modifier certaines choses ? Ou bien revoir complètement l’organisation de la communication ?).

 

La majeure partie de la population a aujourd’hui accès à l’information, de manière très simple. Que ce soit par la télévision, les journaux, la radio ou encore internet. Des applications pour smartphones sont même créées pour avoir toujours la possibilité de se tenir au courant de tout. La jeunesse d’aujourd’hui est à la pointe de ces nouveaux systèmes de communication. Elle sait tout faire, tout trouver, presque tous les jeunes ont un portable en permanence avec eux. Comment se fait-il que ces campagnes de prévention, qui sont en somme des informations précieuses pour leur santé, ne les concernent que si peu ? Quand on sait qu’avec de simples clics, ils peuvent avoir accès à toutes les préventions possibles...

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